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Loi Le Meur 2026 : ce que les propriétaires du Mans doivent savoir avant de louer leur bien

11 sept.
3 min de lecture

Depuis fin 2024, une réforme change en profondeur les règles du jeu pour tous les propriétaires qui louent leur bien en courte durée : la loi Le Meur. Si vous possédez un meublé de tourisme au Mans ou ailleurs en Sarthe, plusieurs échéances tombent en 2026 et méritent votre attention dès maintenant.

Qu'est-ce que la loi Le Meur ?

Adoptée le 19 novembre 2024, cette loi vise à mieux encadrer la location meublée touristique, en particulier dans les zones où le marché du logement est tendu. L'objectif affiché : redonner de l'attractivité à la location longue durée face à l'essor des plateformes comme Airbnb. Concrètement, elle touche à la fois l'enregistrement des logements, leur fiscalité, leur performance énergétique et les règles de copropriété.

L'enregistrement national devient obligatoire pour tous

Jusqu'ici, seules certaines communes classées en zone tendue imposaient un enregistrement des meublés de tourisme. Ce n'est plus le cas : un téléservice national doit être mis en service pour généraliser cette obligation à l'ensemble du territoire, avec une échéance clé fixée au 20 mai 2026 dans plusieurs communes concernées. Chaque logement devra afficher un numéro d'enregistrement unique sur toutes ses annonces, y compris sur Airbnb et Booking.com. L'absence de ce numéro, ou l'usage d'un faux numéro, expose à des amendes administratives qui peuvent grimper à plusieurs dizaines de milliers d'euros selon les cas.

Si votre logement dispose déjà d'un numéro délivré par votre mairie, un délai de transition est prévu pour basculer vers le nouveau système — mais mieux vaut ne pas attendre le dernier moment.

Une fiscalité nettement moins favorable

C'est sans doute le changement qui affecte le plus directement votre rentabilité. Le régime micro-BIC, majoritairement utilisé par les loueurs de meublés de tourisme, voit ses abattements réduits : 30 % pour un meublé non classé (contre un taux bien plus généreux auparavant), 50 % pour un meublé classé. Au-delà d'un certain seuil de recettes, il faut basculer vers le régime réel, plus contraignant mais parfois plus avantageux selon votre situation — un point à étudier avec un comptable.

Le DPE, nouveau critère de mise en location

La loi Le Meur introduit progressivement une exigence de performance énergétique minimale pour les meublés de tourisme, avec un calendrier resserrant les critères au fil des années. Un logement mal classé au DPE pourrait, à terme, ne plus pouvoir être loué en courte durée. Si votre bien n'a pas été diagnostiqué récemment, c'est le moment d'y penser.

Copropriété : la vigilance est de mise

Autre nouveauté : si votre bien est en copropriété, vous devez désormais informer le syndic dès que vous déclarez votre logement comme meublé de tourisme. Les nouveaux règlements de copropriété doivent aussi préciser explicitement si la location touristique y est autorisée ou non — et il est désormais plus simple pour une assemblée générale de l'interdire, à la majorité des deux tiers.

Les mairies peuvent réduire la durée de location

Pour une résidence principale, le plafond légal reste fixé à 120 nuits par an, mais la loi permet aux communes de l'abaisser à 90 nuits par simple délibération. Ce n'est pas (encore) le cas partout, mais la tendance est à surveiller, y compris au Mans.

Ce que ça change concrètement pour vous

Toutes ces obligations demandent du temps et une veille juridique constante — exactement ce que WePlace prend en charge pour ses propriétaires partenaires. Vérification de l'enregistrement, suivi du DPE, conformité des annonces, veille réglementaire : c'est inclus dans notre accompagnement, pour que vous puissiez louer votre bien en toute sérénité, sans mauvaise surprise.

Vous avez des questions sur votre situation ? Contactez WePlace pour un point personnalisé sur votre logement : https://www.weplace.fr/nous-contacter

 
 
 

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